Cœur en Os- rencontre avec Anaïs Votquenne

Cœur en Os- rencontre avec Anaïs Votquenne

Anaïs Votquenne nous parle de sa façon décrire, de l'écriture, de son roman... à lire !

 

 

Bonjour Anaïs, merci de vous présenter et nous expliquer comment vous êtes venue à l’écriture.

 

Bonjour. J’ai découvert le français en grande partie grâce aux livres et ce fut un coup de foudre. D’abord pour la lecture et ensuite pour l’écriture. J’ai vivoté parmi les concours d’écriture et autres activités du genre : à l’école, auprès de la Communauté française… Je rédige depuis que je suis toute petite par passion. J’ai envoyé mon premier manuscrit lors de mes 18 ans à Paris. Une maison d’édition m’a corrigée, à titre d’encouragement, mais m’a conseillé d’acquérir de la maturité. C’est par un biais inattendu que j’ai obtenu cette dernière : mes différents emplois que j’ai prestés durant 18 ans, avec plus ou moins de succès. À 36 ans, j’ai décidé de rédiger « Cœur en os », projet que j’avais depuis quelques années mais que mes activités professionnelles ne me permettaient pas de rédiger. 

 

Dans votre roman, « Cœur en Os », vous attachez un soin tout particulier à la description, tant vestimentaire que physique de vos différents personnages. Cela vous vient-il de votre imaginaire ou d’une observation avancée ?

 

J’attache beaucoup d’importance à la description et au physique de mes divers personnages car ces derniers font partie de mon quotidien, vivent à mes côtés lorsque je rédige et prennent vie afin de me faire part de leurs goûts vestimentaires et esthétiques. Petit trait d’écriture un peu surprenant, d’autant plus que je n’attache pas personnellement une grande importance à la mode dans ma vie quotidienne. Certains de mes personnages sont exigeants dans leurs tenues, d’autres moins. Pour quelques-uns d’entre eux, je me suis basée sur des personnes réelles qui m’ont demandé de figurer dans mon livre ; c’était un peu plus facile pour ces dernières. Mais pour la plupart de mes personnages, j’avoue que je fais appel à mon imagination, visualisant les antagonistes dans leur entièreté, physique compris.

 

Votre roman (564 pages) est conséquent, cela vous a-t-il pris beaucoup de temps pour le rédiger ? Et comment trouver une inspiration pareille ?

 

Lorsque j’ai rédigé Cœur en os, j’étais alitée, souffrante et ne pouvais y consacrer de longues heures. Par la force des choses, je n’étais pas une travailleuse assidue qui passait des journées entières à rédiger. J’ai écrit quelques heures grappillées par-ci par-là, en quelques mois. À la base, j’envisageais la rédaction d’un roman de gare, divertissant mais rapidement lu… Je me suis laissée emporter. Quand j’ai eu fini, j’ai cru que ma police d’écriture était trop grande : « Cœur en os » ne pouvait contenir autant de pages ! J’avais tort. L’inspiration me vient au fur et à mesure tout en gardant une ligne directrice. Durant la rédaction de Cœur en os, l’un ou l’autre personnage me sollicitait parfois pour me signaler que son histoire est tout aussi intéressante que celle d’Abel (l’un des principaux acteurs de mon manuscrit). Ce sont eux mes inspirations.

 

Comment écrivez-vous ? Par saccade ou durant de longues périodes de concentration et/ou d’isolement ? 

 

Cela varie. Il m’est arrivé d’écrire de longues heures, même de nuit. Voir de me relever nuitamment afin de transcrire une idée que je trouvais intéressante. Mais dans l’ensemble, je travaille quelques heures éparpillées en journée, la rédaction se pliant à mon quotidien. Je me fixe un timing (que je respecte plus ou moins) et divise ma rédaction en trois phases : les mots clefs, le squelette et l’habillage. La rédaction finale est une étape que je ne compte pas vraiment car c’est celle qui me prend dans l’ensemble le moins de temps. Une structure claire permet une rédaction fluide (merci à mes anciens emplois pour cet apprentissage technique !). J’effectue souvent mes recherches et descriptions lors de ces trois phases, de sorte que l’écriture est une finalisation.

 

Pensez-vous à une suite pour « Cœur en os » et aux aventures d’Abel et de sa famille ou, travaillez – vous déjà sur une autre fiction ?

 

La suite est en cours, avec bien entendu un titre différent mais ayant comme point commun le sous-titre : Les artéfacts de pouvoir. Dans ce nouvel opus, vous retrouverez Abel et sa famille mais également de nouveaux personnages qui ont aussi un rôle à jouer dans cette aventure épique.

 

Vous pouvez nous ajouter tout ce qui peut vous paraître intéressant pour les lecteurs de notre blog littéraire. Merci  

 

J’éprouve beaucoup de plaisir à écrire cette histoire et espère qu’il en sera de même pour les lecteurs, le but étant de divertir et de permettre l’évasion. Je vous remercie infiniment de m’avoir interviewée.

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