Interview d'Alabassa Worou.

Le colis encombrant, 1er ouvrage édité chez Le Lys Bleu Éditions d'Alabassa Worou.

Le colis encombrant, 1er ouvrage édité chez Le Lys Bleu Éditions d'Alabassa Worou.

Alabassa Worou répond à notre Interview.

 

 

 

 

 

Lisez-vous le même genre littéraire que celui que vous écrivez ?

 

 

 

Les thèmes que je développe dans mes romans ont trait au paranormal, à l’inexplicable. J’ai fait ce choix non pas pour particulariser ma plume, mais juste pour partager par le biais de mes écrits mes interrogations sur ces soubresauts de la vie, mes peurs d’être confronté à ces réalités funestes et mes angoisses.

Toutes ces réalités m’épatent, me laissent souvent sans voix. J’entends donc par ce choix jauger la réaction de mon petit monde, de ceux qui me lisent, pour savoir si je serais le seul à être obnubilé par l’abstrait sous la forme africaine, des réalités de mon milieu et escompter peut-être oblitérer ces sentiments disparates enfouis en moi depuis des lustres.

J’ai grandi dans un milieu où on a toujours évoqué des événements invraisemblables dans l’entendement des Occidentaux, même si ceux-ci avaient eu dans le passé à traverser ces moments considérés comme obscurs. On raconte l’aspect mystérieux de notre environnement que seuls les initiés maîtrisent. Il s’agit souvent des génies, des sorciers "mangeurs d’âmes", de l’invisible et de la magie africaine.

Les histoires supposées ou réelles qui ont traversé et traversent encore cet environnement   m’écoeurent souvent et m’interrogent sur leur raison d’être. Certains initiés ou non trouvent que ces événements font partie intégrante de nos réalités et qu’on ne devrait pas beaucoup s’interroger sur leur nature. Par mes écrits, je veux aussi montrer que même si l’Afrique est à la traîne du développement, elle dispose d’un génie dont l’éclosion et l’observance pourraient constituer un début d’évolution de ce continent, à condition de savoir le mettre en pratique. Parfois, je me demande si le développement de l’Occident ne découlerait pas d’un génie similaire à celui dont les Africains se targuent aujourd’hui et qu’il s’était mué pour alléger les souffrances des peuples.

Quand j’étais au collège ou à l’université, j’ai lu comme tous les jeunes de mon âge les classiques africains et français, rarement les écrivains d’autres pays. Par manque de moyens, je ne pouvais pas me procurer des ouvrages autres que français et africains. À l’âge mûr, je dirais que je n’ai pas de choix particuliers dans les ouvrages que je lis. Je suis beaucoup plus guidé par le nom des auteurs, les murmures autour de leurs oeuvres. Le nouveau roman d’untel; cela me pousse à lire, même ce n’est pas chaque fois qu’on se trouve comblé. Il faut aussi remarquer que dans la littérature de nos jours, le nom se vend beaucoup plus que le produit. Tout le monde veut s’approprier le dernier ouvrage de tel auteur brillant ou ayant obtenu déjà des prix littéraires, même si parfois on s’interroge sur le contenu de l’ouvrage. C’est aussi ça la littérature de nos jours, laquelle privilégie plus le nom de l’auteur plutôt que la richesse de ses oeuvres. Peut-être aussi que cela dépend du goût de tout un chacun.

Je peux aussi dire que j’aime les romans d’amour et j’en parle aussi dans mes livres, même si souvent je n’en fais pas le thème principal.

J’ai beaucoup aimé le roman "Harry Potter" de l’écrivaine anglaise Johanne K. Rowling; peut-être parce que les thèmes développés revêtent des similarités approximatives avec les miens.

 

Pour découvrir ses ouvrages :

 

https://www.lysbleueditions.com/produit/le-colis-encombrant/

https://www.lysbleueditions.com/produit/lhomme-de-la-riviere/

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