Phil Kalean : "Le journal d'Eden"

"Le journal d'Eden" de Phil Kalean

"Le journal d'Eden" de Phil Kalean

Phil Kalean a bien voulu répondre à notre question suite à la sortie de son livre : « Le journal d’Eden »

 

 

 

 

Lisez-vous le même genre littéraire que celui que vous écrivez ?

 

 

 

 

 

Je ne peux pas répondre simplement à cette question. En voici les raisons.

Un écrivain est d’abord un passionné de lecture. Je suis un passionné de lecture qui écrit des romans qu’il aimerait lire. Comme mes goûts littéraires sont très éclectiques, mes livres sont par conséquent difficiles à classer, voire inclassables.

Amazon a catégorisé mon dernier roman, “le journal d’Eden” comme “Thriller breton”. Mon éditeur, le Lys Bleu, a, quant à lui, apposé les étiquettes “drame” et “romance”. Les autres commerçants le classent dans le genre très vaste “roman français”. Je ne serais pas étonné demain de voir mon roman qualifié d’autres genres très différents dans de futurs articles ou chez d’autres commerçants.

Un critique a un jour qualifié mon premier roman, “Jana”, d’OVNI littéraire. Je l’ai pris comme un formidable compliment.

Je ne suis pas abonné à un seul genre littéraire, loin de là.

J’aime lire les thrillers pour les frissons et les rebondissements qu’ils procurent.

J’aime le mystère distillé dans certaines histoires de famille avec un secret enfoui depuis longtemps et bien évidemment inavouable.

Mon goût du voyage me prédispose à la lecture de romans qui se déroulent dans un terroir marqué ou un lieu original (l’action de ma dernière lecture était située en Mongolie).

J’aime les histoires d’enfance où se dégagent l’innocence et la drôlerie de la jeunesse, mais aussi la vigoureuse nostalgie qui s’en dégage.

Un récit romantique peut facilement me passionner.

Je me régale de lectures drôles écrites par un esprit spirituel.

Je ne dédaigne pas de lire de temps en temps  une histoire fantastique ou de science-fiction, pour vraiment m’échapper du cadre et m’envoler vers un ailleurs.

Tous ces ingrédients se retrouvent donc, sans surprise, dans mes romans. Mais vous me direz que le suspens, le frisson, l’amour, l’humour, le mystère, le terroir sont des éléments que l’on retrouve de plus en plus fréquemment dans les romans modernes, même s’il est assez rare de les retrouver tous réunis dans un même ouvrage, comme c’est le cas avec les miens.

Alors, qu’est-ce qui fait vraiment ma spécificité dans l’océan des livres d’aujourd’hui ?

J’aime avant tout lire des histoires bien ficelées, cohérentes et logiques jusqu’au bout. J’ai trop souvent été déçu par des récits à suspens addictifs qui malheureusement se terminaient par une pirouette peu crédible. C’est donc normal que j’attache une importance toute particulière au scénario qui doit être en béton, avoir le potentiel de tenir en haleine et de dégager de puissantes émotions. Sans ce prérequis indispensable, je ne commence pas l’écriture d’un roman. À la fois dans mes lectures et dans mon écriture j’accorde une importance moindre au style. Le mien est simple et direct. Je considère que la force doit résider dans l’histoire et dans le rythme que l’on impulse.

Étant très positif de nature, j’ai tendance à fuir ou procrastiner les lectures profondément tristes et déprimantes, quand bien même ce serait des chefs d’œuvres reconnus. Au contraire, j’adore lire des livres bienfaisants qualifiés de “feel good”, parfois d’ailleurs sans prétention. Mes lecteurs me témoignent souvent du fait que la lecture de mes romans leur fait du bien. Ce n’est pas étonnant. Tout comme l’orage ne dure jamais et laisse souvent la place au soleil, les passages sombres et difficiles que j’écris sont toujours suivis d’autres, lumineux et réconfortants.

 

Vous l’aurez compris, ce que je lis m’influence beaucoup. Ce sont mes goûts de lecteur qui guident ma plume d’écrivain. C’est la recomposition personnelle de tout ce que j’ai puisé dans les lectures qui m’ont plu qui fait d’un de mes romans une œuvre unique, et également identifiable.

Mon deuxième roman (Le journal d’Eden) n’a rien à voir avec le premier (Jana). Pourtant, mes lecteurs m’ont rapporté avoir bien reconnu ma touche personnelle dans les deux, une sorte de signature indéfinissable et originale.

Le plus intéressant, le plus amusant, c’est la différence de ressenti que mes lecteurs éprouvent en me lisant. Ainsi, pour le journal d’Eden, un certain nombre de lectrices y ont apprécié “une belle histoire d’amour avec des personnages attachants” tandis que certains lecteurs y ont vu “un thriller sombre au suspens implacable”.

Je ne cherche pas à coller à un genre littéraire ni non plus, à être original à tout prix. Seule la recherche de sensations fortes me guide et je m’accorde toute liberté pour atteindre ce but. Je suis parfois dans mon écriture et dans mes lectures à contre-courant de la mode littéraire du moment. Peu m’importe. Les modes passent tandis que les histoires singulières restent gravées dans les souvenirs des lecteurs.

Mes livres me ressemblent. Comme les couleurs de l’arc-en-ciel, on peut retrouver dans chacun d’eux tous les genres littéraires que j’affectionne.

 

 

Pour découvrir son ouvrage :

https://www.lysbleueditions.com/produit/le-journal-deden/

 

 

 

 

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