Interview Gérard Bréchet

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Commençons par présenter l’auteur que vous êtes. Qui êtes-vous ?

 

 

Je m’appelle Gérard Bréchet, je suis né en 1951 en banlieue parisienne. Je signe ma saga sous le nom de « GeBe » qui sont mes initiales.

Jeunesse

Après une scolarité moyenne pour moi, je suis un rêveur éveillé. C’est-à-dire que mon esprit s’évade rapidement. Donc à l’école, un défaut d’attention que les maîtres de l’époque ne manquaient pas de réprimer. Genre (élève moyen qui peut mieux faire, s’il se concentre sur son travail). J’étais timide, maintenant on dirait réservé.

J’étais ce que l’on peut appeler un solitaire des cours de récréation, j’avais peu de relations avec les autres de ma classe, en bref je n’avais pas d’ami, ni à l’école, ni ou je demeurais. Il faut dire que mes proches voisins étaient plus âgés que moi et sur le trottoir d’en face il y avait le cimetière. Au point de vue amitié, on peut faire mieux.

Adolescence

Mes parents étaient commerçants, ils faisaient les marchés, aussi à l’âge de 12 ans j’ai commencé moi aussi à faire les marchés. Je n’allais plus à l’école le vendredi, pour aider mes parents. Pour dire la vérité, je n’aimais pas vendre sur les marchés, me lever à cinq heures du matin, moi qui aimais dormir c’était difficile, surtout l’hiver.

Et le plus difficile était de demander de l’argent aux clients pour qu'ils payent leurs achats.

J’ai grandi comme cela entre école et marchés, à rêver de mes héros favoris, qui luttent contre le mal, Battler Britton, le Fantôme du Bengale et Akim, ces bandes dessinées ont accompagné ma jeunesse et formé mes valeurs, de droiture d’honnêteté, de dévouement et services aux autres.

J’ai grandi et quand est venu le temps de se rapprocher du sexe opposé ce fut une longue histoire pour vaincre la timidité, la première fille avec laquelle je suis sortie, c’est ma sœur qui l’avait invitée pour moi. Mais passons sur toute cette période particulière de ma vie.

Famille

J’ai quitté ma famille à Paris pour m’installer à Lyon ou j’ai vécu 20 ans. Je me suis marié, j’ai eu deux merveilleux enfants, après 30 ans de mariage nous nous sommes séparés. De Lyon je suis parti à l’île de la Réunion ou je me suis remarié, quelque temps plus tard ma femme décédait à Paris où nous étions revenus. Après un temps seul, j’ai rencontré une Espagnole, Emérita, ma femme. C’est à elle que vous devez l’écriture de cette saga, je lui disais qu’un jour j’aimerais bien écrire un livre. Elle m’a mise au défi de l’écrire et je l’ai écrit.

Travail

J’ai commencé comme dessinateur industriel dans une petite entreprise. Ou pour la première fois je suis en contact avec une hiérarchie qui n’est pas la famille. Ou le monde n’est pas ce que l’on m’a appris. J’ai rencontré dans les différentes entreprises que j’ai fréquentées, l’orgueil, la cupidité, l’envie, la trahison et le mensonge. Mais j’ai appris, j’ai modifié mon comportement, je me suis affirmé davantage. J’ai quitté le bureau d’études pour le service après-vente, cela m’a permis d’apprendre.

Et cela fut la découverte de quelque chose de particulier pour moi ma véritable nature, apprendre ce qui fait que j'ai appris, la mécanique, l’électricité, l’électronique, informatique, le pneumatique et l’hydraulique. Pour ce qui est de l’informatique c’est l’époque des dinosaures, où les cœurs comme on dit maintenant étaient des Z 80 ou des 8086, la mémoire quelques mégas. Les dinosaures je vous dis. Ensuite, j’ai quitté le service après-vente pour faire de la communication, ou j’ai appris comment nous sommes manipulés par tout ce que nous voyons et entendons. J’ai quitté cette entreprise parce qu’elle était revendue à des Américains et que je ne voulais pas travailler pour eux, je n’aime pas leur mentalité de « nous sommes meilleurs que vous ». J’ai acheté une entreprise de réparation de bateau. Après quelques années j’ai arrêté cette activité, pour de nouveau changer de métier, la logistique et l’hydraulique, ensuite j’ai créé une société de photo. Après quatre ans, les aléas de la vie ont fait que j’ai changé d'air, pour vivre quelques années dans mon île de cœur : La Réunion. Mais tout cela prend du temps et l’heure de la retraite arrive à grands pas. Et le travail se fait plus rare, le dernier emploi que j’ai occupé était une analyse de comportement dans une administration. Là ma vie professionnelle, c’est arrêté.

 

Sport

 

J’ai commencé le football à 18 ans, puisque, avant le dimanche je travaillais sur les marchés avec mes parents. Les autres joueurs m’ont mis dans les buts parce que sur le terrain j’étais nul. Ce qui fait que dans les cages je suis devenu bon, j’ai commencé à entraîner les autres gardiens alors que ce poste n’existait pas encore. Mon regret : ne pas jouer à haut niveau, les lunettes et gardien de but sont incompatibles. Mon second sport, je l’ai commencé à Lyon, étant proche de la montagne je me suis mis au ski où je faisais quelques compétitions le dimanche, j’ai été moniteur de ski bénévole pendant 15 ans, ceci parallèlement à mon travail. Quand j’ai acheté le chantier naval plus question de ski, alors je me suis mis à la régate.

 

Voilà, c’est un raccourci de ma vie.

Aujourd’hui je vis en Espagne près de Madrid avec ma femme. Mais ce n’est qu’une étape dans notre vie.

 

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire cette saga « Tu crées ton futur » (de son édition originale « Tú creas tu futuro ») ?

 

 

La Saga originale est : Tu crées ton futur elle est écrite en Français,

L’Espagnol est une traduction de celle-ci. Je l’ai traduite et fait corriger par une entreprise espagnole.

Pour moi il était plus facile de la publier en premier en Espagne, parce que je demeure dans ce pays. Et que pour la France, je cherchais un moyen pour la diffusion et de promotion lorsque j’ai rencontré :  je-vends-mon-livre.com

Pour répondre à la question, ma femme m'a mise au défi d'écrire un livre. Quand j'ai eu terminé le premier la suite est venue normalement, les trois premiers livres ont été écrits en trois mois, le quatrième en six mois.

Pourquoi écrire une saga ?

Je crois que tout ce que j'ai à dire ne tenait pas dans un livre. Je ne savais pas vraiment comment expliquer, mes principes et expériences de vie. C'est pour cela que je l'ai romancé. Dans une histoire qui est la somme de tout mon apprentissage. Certains disent sagesse, ça, je l'explique dans un des livres.

La complexité de l'être humain, ses valeurs, ses croyances, ses émotions sont des domaines qui me passionnent. Alors je les écris.

 

 

Hormis cette saga, avez-vous écrit d’autres ouvrages ? Si oui, lesquels ?

 

 

Non ce sont mes premiers livres, j’ai bien écrit quelques documents industriels, mais rien de plus.

 

 

Quand trouvez-vous le temps pour écrire ?

 

 

 

Je suis retraité alors vous savez pour moi le temps, c'est une chose abstraite. Mais j'ai une femme très temporale, et elle me remet régulièrement sur les bons rails. Mon esprit est toujours aussi vagabond.

Mais quand je suis dans une période d'écriture, je n'ai aucune notion de ce temps, que ce soit pour manger ou pour dormir.

 

 

Préférez-vous écrire sur papier, ou sur numérique ?

 

 

Les conséquences de ma distraction naturelle ne sont pas très favorables à l'écriture sur du papier. L’informatique a une touche bien pratique, qui est la correction automatique, elle me signale les fautes d’orthographe. La raison : je possède deux ordinateurs, un avec un clavier français AZERTY et l'autre avec un clavier espagnol QWERTY, avec la lettre supplémentaire ñ, mais sans lettres accentuées le ´ ` sont séparés des lettres, ce qui me pose quelques difficultés donc merci au logiciel de correction.

 

 

Des personnes vous inspire-t-elle pour écrire, ou avez-vous déjà une idée fixe dès le commencement de l’œuvre ?

 

 

Je dirais les deux, les personnages sont des mises en situation d'expériences vécues ou auxquelles j'ai assisté. Comme Exemple

Quand Alex est avec sa grand-mère dans le train, j´étais dans le TGV entre Lyon et Paris quand j'ai assisté à cette scène, il y a environ 30 ans.

Voilà la scène livre I page 101

Après quelques heures dans le train, je demande à ma grand-mère si elle a faim, mais elle ne désire rien.

  Moi, si, j’ai faim, elle me donne vingt euros pour acheter un sandwich.

  Au moment où je m’avance dans l’allée centrale du wagon, mamie élève la voix et dit :

— Prends-moi un sandwich Je me retourne :

— Poulet ou thon ?

— Thon, me répond-elle

— Tu veux autre chose ?

— Non, dit-elle Je fais quelques pas de plus et j’entends ma grand-mère qui me dit :

— Si, un Coca Je souris et pars chercher de quoi reprendre des forces.

 De retour à ma place, je rends à ma grand-mère la monnaie de mes achats et lui donne son sandwich au thon, elle le prend et me dit qu’elle préfère au poulet. 

Je lui donne mon sandwich ainsi que le Coca

— Bien sûr, tu n’as pas pris de verre, dit-elle.

 Je lui tends alors le gobelet plastique que je n’avais pas eu le temps de sortir 

Ma grand-mère est quand même difficile à comprendre.

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